MOUCHES ET ELEVAGES

Pourquoi les mouches sont-elles des ennemies de l’élevage ?

 

D’après un recensement, l'on a dénombré 600 espèces de mouches sur la planète, dont la plus répandue est la mouche domestique ou Musca domestica. Une mouche femelle, pendant son stade adulte, peut pondre entre 400 et 600 œufs par couvée. C'est la raison du surpeuplement des mouches. Les mouches sont nuisibles à l’élevage, car elles sont des vecteurs de germes pathogènes ou des hôtes intermédiaires de virus, bactéries ou parasites qui peuvent nuire à la santé des animaux et de l'homme. Elles entraînent de ce fait des pertes économiques, car les animaux atteints peuvent mourir d'infection et contaminer les autres. D’après les études épidémiologiques effectuées par de nombreux laboratoires, plusieurs maladies transmises par la Musca domestica à l’homme et aux animaux ont été détectées, entre autres les infections intestinales, conjonctivites, choléra, diarrhée, charbon, dysenteries, tuberculose, poliomyélite, entérite, septicémie, tularémie. D'un point de vue production, une infestation de 100 mouches par animal entraîne une perte de GMQ de 200 g. L'on a aussi pu observer une perte jusqu’à 20 litres de lait par semaine pour une vache laitière. Ce qui peut décevoir considérablement les éleveurs. Voilà pourquoi, ces derniers ont pris la grande décision de dresser un plan de désinsectisation et d’appliquer un traitement ponctuel chaque année. En effet, ce qui rend favorable la prolifération des mouches, c’est la concentration des animaux dans un même bâtiment. Donc, pour éviter tous les dégâts provoqués par les mouches, il suffit de bien respecter les règles d'hygiène à l'intérieur des bâtiments et au niveau de leurs abords en réalisant des contrôles réguliers et en utilisant des insecticides. En général, les lieux de prédilection des mouches, qui favorisent ainsi leur multiplication, sont les matières organiques humides comme les litières, les fumiers et les bouses. Leur présence et leur multiplication peuvent signifier que des facteurs naturels ou relatifs à l’exploitation, comme la variation de la température, l’humidité, la ventilation, la présence de matières organiques, sont favorables à leur développement. L’hygiène des animaux et des bâtiments est primordiale pour limiter l’invasion des mouches.

 

Comment faire pour que le traitement soit une réussite totale ?

 

L’hygiène est la première clé de la réussite d'un traitement anti-mouche. Pour un maximum d'efficacité, il faut appliquer un larvicide sur la totalité de l’aire paillée, des fumiers, dès le printemps, car cela va permettre de détruire un maximum de larves qui deviendront des futures mouches. Il ne faut pas laisser de zones de repli aux mouches. Il est indispensable de traiter chaque coin et recoin sans oublier de garder une meilleure hygiène à l’intérieur du bâtiment. On doit aussi traiter, en même temps que les bâtiments, les animaux qui y vivent. Éviter de laisser entrer les mouches en utilisant des produits anti-mouches. Il faut prendre contact avec le vétérinaire traitant pour se faire conseiller dans le choix du produit adéquat. Le traitement demande certes beaucoup de patience, de temps, car au moindre faux-pas, c'est l'échec total. Il faut de ce fait être très vigilant et bien respecter les consignes d'utilisation des produits. 

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